Bonne année 2015 trois jours avant le reste du monde !

Toujours à la pointe de l’innovation, Metallurgeek vous souhaite une bonne année 2015, trois jours avant le reste du monde ! Rien à foutre, les autres ils sont déjà "has been", "soooo 2014", "zobsolètes".

Et puis sérieux : 2015 c’est pas déjà une année de science-fiction ? Je suis certain qu’on va avoir des trucs de ouf : des mannequins pilotés par intelligence artificielle pour s’entraîner au karaté, des forfaits téléportation illimités à 2 euros (même à l’étranger), des bidules qui creusent des trous dans les comètes pour voir ce qu’il y a de l’autre côté, des implants mp3 dans le cerveau avec suppression automateek de tout ce qui ressemble à du rap ;

Et aussi du foie gras d’extraterrestre gavé dans le sud-ouest en milieu émotionnellement stable selon les normes en vigueur, des drogues électroneeks old school qui font voir le monde en 320x200 pixels et 16 couleurs, des séries télé dont on comprend la fin, des brosses à dent permanentes enchâssées dans les gencives et qui nettoient pendant la mastication, des coupe-cheveux électroneeks où la longueur de chaque cheveux est calculée individuellement par ordinateur.

Et encore des automobiles qui nous emmènent toutes seules à des destinations aléatoires, des écrans d’ordinateur portable qui affichent des deux côtés, des pèse-personne qui trichent sur le poids en fonction de votre humeur, des systèmes qui répondent automatiquement à 80% de nos mails en imitant notre champ lexical, des vélos sur lesquels on peut faire des SMS sans tomber, des tatouages lumineux et qui clignotent, des clés USB qui pèsent plus lourd lorsqu'elles sont pleines de données, des GPS qui fonctionnent dans les catacombes.

Et enfin des cigarettes qui font pouêt-pouêt à chaque fois qu’on tire une taffe, des kits domesteeks pour s’initier à la fracturation hydroleek en cherchant soi-même du gaz de schiste dans son jardinet, du maquillage qui fait échouer les systèmes de reconnaissance de visage, un HellFest naturiste, des télés qui permettent de voir tout de suite le programme qui va passer dans une heure (même si c’est du live !).

Et surtout, surtout, mon vœu pour cette année : une version cinéma de Kaamelott ! C’est vrai quoi, le projet Kaamelott Résistance est déjà tout prêt.



Oulah, emporté dans mon énumération je crois bien que j'ai oublié quelque chose d'essentiel. Quelque chose qui vous concerne chers lecteurs. Ah zut, du coup je me rappelle plus trop... C'était un truc dans le genre : "je vous adore ! Quand vous lisez mes conneries ça me fait des petits chatouillis partout." Ouais voilà, c'était un truc dans ce goût-là. Mais en plus gentil.

Note d'orthographe

Certains lecteurs me font remarquer que les mots terminant en « eek » s’écriraient en fait en « ique ». Sauf le respect que je vous porte, adorés lecteurs, vous vous trompez. D’ailleurs mon correcteur orthographeek ne détecte aucune erreur.

Metallica : gros scandale !

Ayé j'suis vénere !

Non mais qu'est-ce que j'apprends ? Que Metallica aurait plagié l'une de leur plus belle chanson sur un morceau chinois traditionnel ancien ! Et il y a même une preuve : cette vidéo d'époque tournée au XII ème siècle et postée sur YouTube. Z'ont pas honte Metallica franchement ? S'abaisser si profond moi ça me perfore. Heureusement que je suis là pour rétablir la vérité 900 ans après, tiens !


Sérieux, là il faut que je me passe les nerfs, faut que je saccage quelque chose, que je profane, que je souille ! Déjà je vais aller pisser sur mon cerisier dans le jardin, après je mordrai deux ou trois vampires puis j'écrirais du code scala qui type-check même pas ! Désolé les gars, mais moi aussi j'ai mes limites, moi aussi je craque.

Consommer le désir

Il n’y a pas moins excitant que faire ses courses un soir "à la rache" dans un super marché géant. Et pourtant…
Quand ils ont annoncé que le magasin allait fermer et que tout le monde devait se diriger vers la sortie, j’ai eu envie de hurler :
  « GEANT, VIDE TOI ! »

TriSkelectif

Partout en France il y a le tri sélectif. Nous en Bretagne on a le TriSkelectif. Et même que sur le site de "À L'AISE BREIZH !" ils vendent le mug et le t-shirt du triskelectif.

     

C'est moi qui décide !

Définition (Wikipédia) : la prise de décision est un processus cognitif complexe visant à la sélection d'un type d'action parmi différentes alternatives.

Dans la vie, dans le boulot, dans l'administration, il nous arrive de ne pas pouvoir décider tout seul. Alors il faut aller voir un décideur. Il en existe une infinie variété. Laissez-moi vous décrire quelques spécimens.


* Le décideur-que-oui
C'est certainement le décideur le plus apprécié. Il examine les éléments de décision : l'intérêt, l'opportunité, le budget, le risque. Il évalue aussi le contexte : le fun, la mode, l'état des troupes, etc. Et si c'est oui, alors il-décide-que-oui. Extrêmement responsabilisant.

* Le décideur que mmouaiffff bof pffff...
À l'instar du précédent, il peut décider que oui. Mais il affectera un air blasé en toutes circonstances. Il dit oui, mais du bout des lèvres. Double avantage pour lui : 1) il vous infériorise légèrement en suggérant que votre truc est blasant, 2) si ça rate il pourra affirmer qu'il n'y avait jamais cru vraiment.

* Le décideur-que-non
Il sait dire non et il sait que c'est une grande qualité. Alors il en abuse. En refusant, il se dispense d'examiner la totalité des éléments de décision. Il lui suffit de trouver un seul élément boiteux pour aussitôt avoir une bonne raison de refuser. J'adore ce type de décideur, parce qu'il-décide-que-non, mais moi je le fais quand même. Si ça rate c'est pour mes pieds (normal). Mais si ça réussi, il se peut que le décideur-que-non talentueux partage le mérite. Le décideur-que-non très talentueux saura même s'attribuer tout le mérite. Mais là c’est du grand art.

* Le décideur que NON, NON, NON ET NON!
Comme le précédent, mais en criant très fort. On en trouve de moins en moins et dans un sens tant mieux parce que moi, les gens qui crient très fort, ça me fait peur. Sauf au HellFest. Au HellFest c'est les gens qui ne crient pas qui me font peur.

* Le décideur que t'es viré
Fréquent aux U.S.A. parait-il. J'en ai rencontré un il y a très longtemps et celui-là me faisait vraiment peur, comme les zombies. Mais bon, il s'est fait virer.

* Le décideur qu'il faut remplir le dossier départemental de pré-questionnement anticipatoire 24 bis modifié 1975 alinéa-32-67
Merde, vous êtes à la sécu ! Tirez-vous en courant, tant pis pour le remboursement.

* Le décideur qu'il faut qu'on en parle
Lui c'est mon chouchou. Il diffère la décision mais il laisse la porte ouverte. Il donne de l'intérêt à votre proposition : il faut qu'on en parle.

* Le décideur qu'il faut qu'on en parle mais là je n'ai pas le temps
Variante astucieuse du précédent. En discutant avec un décideur-qu'il-faut-qu'on-en-parle, on est tenté de dire : "ben justement on en parle là". Certains sont désarçonnés. D'autres répondent stoïquement : oui-mais-là-tout-de-suite-j'ai-pas-le-temps". Imparable.

* Le décideur qu'il faut mettre la museek moins fort
Je peux pas le saquer celui-là ! Il y a peu de gens qui me révoltent mais là c'est abuser !

* Le décideur que vous êtes décidément très mignonne comme ça en jupette courte tournez un peu sur vous même pour voir
#BalanceTonPorc

* Le décideur que la machine de Turing va s’arrêter (ou pas)

* Le décideur qu'on va tirer à pile ou face
Alors ça c'est fort !

* Le décideur qu'on va tirer à pile ou face vous auriez pas une piece ?
Alors ça c'est très fort !

* Le décideur qu'on va prendre une bière
Très apprécié en fin de journée. Il m'arrive d'inventer des trucs débiles à décider rien que pour aller lui demander... et comme ça on va boire une bière. Après la bière, le problème à décider se pose en des termes beaucoup plus simples, genre : on en reprend une deuxième ?

* Le décideur que vous voyez ce que je veux dire ?
Celui-ci c'est G. qui me la soufflé dans un de ses commentaires ;) En général on ne voit pas du tout ce que ce décideur veut dire. Déjà voir ce que quelqu'un dit ce n’est pas facile. Alors voir ce que quelqu'un veut dire... Mais bon, souvent on dit quand même qu'on voit. Pour cacher qu'on ne voit pas. Vous voyez ce que je veux dire ?

* Le décideur que ce billet débile est terminé
Ça c'est moi :) Ou c'est vous, si vous avez décidé de terminer la lecture avant.

Des étoiles en plein jour !

Vous savez à quel point je suis attaché à mes petites étoiles. Quasiment toutes les nuits je sors m’assurer qu’elles sont toujours aussi belles. Et, oui elles le sont.

Eh bien, récemment, j’ai trouvé une méthode fantasteek pour voir les étoiles en plein jour. Je dis bien en plein jour ! C’est une méthode assez simple, que vous pouvez mettre en œuvre vous-même moyennant un peu de matériel et une certaine précision.

Côté matériel, il vous faudra :
  • Un tatamis modèle standard, du genre qu’on trouve dans les dojos de judo ou de karaté.
  • Un partenaire niveau deuxième Dan minimum, du genre costaud.
  • Un bref moment d’inattention.

La méthode consiste à synchroniser votre moment d’inattention avec l’instant où le partenaire vous balance un Kizami Zuki Jodan. Petite précision linguisteek : Kizami Zuki Jodan a une signification très précise en japonais ; malheureusement je ne suis pas capable d’en restituer ici les subtiles et infinies nuances. Aussi me contenterais-je de la traduction approximative la plus couramment admise : "Gros Pain Dans Ta Face".

Or donc, il s’agit d’être brièvement inattentif au moment exact où il faudrait se décaler vite vite vite pour éviter le kizami zuki jodan dans ta face.


Bien synchronisé c'est super : les étoiles arrivent tout de suite, alors même que vous tombez sur le tatamis en vous tenant la tronche à deux mains. Perso j’ai eu le temps de bien les voir. En plus elles tournaient à toute vitesse : génial !

Cantonais on ne compte pas.
Il y avait là toutes mes petites amies brillantes, auxquelles je tiens tant et auxquelles je consacre si peu de temps. Et ben là, du temps, j’en ai eu : il m’a fallu plusieurs minutes pour me relever. Et à peine debout je me suis ré-évanoui. Quelques secondes de plus, histoire de vérifier qu’elles tournaient toujours. J’ai même essayé de les compter mais j’ai vite abandonné car quand on aime on ne compte pas.

Mad Max Fury-Road, avec des filles-de-ta-région

Trop fort la bande-annonce du prochain Mad-Max. Ça va être difficile de faire aussi bien que le 2. Et que le 1 aussi(*). Parce que franchement Mad-Max c'est une tuerie, lé cas de le dire. Mais pour le nouvel opus, quand même, ils ont eu une super idée : ils ont ajouté des "Filles-de-ta-région". Des punks avec des filles de ta région. Fallait y penser. Allez, je vous laisser regarder.



(*) Pas vrai Sergio ? Sérieux on les a vu combien de fois les Mad-Max, 200 fois ? 200 fois chacun oui ;)

La spirale de l’echec

Pendant les vacances, j’ai tenté de me remettre à fumer. Pas facile après dix ans d’abstinence... Autant vous le dire, pendant deux mois j’ai essayé de toutes mes forces. Et j’ai échoué ! Pourtant j’avais tout optimisé : bien penser à doubler chaque cigarette, fumer dès le réveil, arrêter toute forme de sport. Sérieux j’avais mis toutes les chances de mon côté.

Et tout ça pour quoi ? Hein, je vous le demande ! Pour retomber deux mois plus tard dans l’abstinence. Encore un échec !

Pendant ce temps, j’ai quand même redécouvert l’immense plaisir de fumer, de tousser le matin au réveil, d’être essoufflé au moindre effort, de devoir prendre l’ascenseur. J’ai aussi découvert des marques de cigarettes fantasteek que je ne connaissais pas avant. C’est incroyable comme le marketing a progressé en 10 ans. J’ai sélectionné quelques nouvelles marques pour vous, dont je vais faire la promo là tout de suite maintenant.



Dyna Smoke, la cigarette des sportifs

Cette cigarette est géniale. Le paquet est en polyurétane renforcé, étanche jusqu’à -30 mètres. Prateek pour les plongeurs et les apnéistes qui apprécient de fumer sous l’eau. Dyna Smoke c’est aussi la cigarette de tous les joggers et marathoniens(1). Son coefficient de pénétration dans l’air est optimisé pour ne pas ralentir le coureur pendant qu’il fume. Et du coup, avec sa forme aérodynameek, elle est belle. Je recommande Dyna Smoke aux sportifs de haut niveau, compétiteurs, etc. Bientôt en vente dans les magasins de sport !


Bio Clope, la cigarette bio

Bio Clope est la cigarette la plus respectueuse de l’environnement. Au contraire des autres tabacs qui nécessitent une déforestation intense pour leur séchage (un arbre pour sécher 15 paquets), Bio Clope est constituée de tabacs responsables. Plus chère certes, elle est également respectueuse des planteurs. Les plans de tabac croissent dans un milieu émotionnellement stable, dans le respect des traditions ancestrales et sans pesticides nocifs pour le terroir. Même les goudrons sont bio. Bio Clope finance le programme « Bio-Chimio-Thérapie ». Si c’est pas être responsable ça !


C.D.A., la cigarette la moins chère

C.D.A. signifie littéralement « Cigarette Des Autres ». La C.D.A. n’est pas vendue dans ces horribles bureaux de tabac agréés ! Non, une C.D.A. se demande aimablement dans la rue, en terrasse, etc. Fumer une C.D.A. est le moyen le plus simple d’épargner votre portemonnaie. J’ai eu grand plaisir à constater que C.D.A finance aussi le programme de chauffage d’appartement P.L.V. qui signifie « Par Les Voisins », ce qui revient à ne jamais mettre le chauffage chez vous et à espérer que vos voisins chauffent fort. Economeek, non ?


VAPO-STOP, la cigarette qui fait arrêter de vapoter

J'ai gardé la meilleure pour la fin. VAPO-STOP c’est *la* solution pour décrocher du vapotage ! Comme des millions de personnes vous vapotez depuis des années ? Comme des millions de personnes vous-voulez-décrocher-mais-vous-n’y-arrivez-pas ? VAPO-STOP est là pour vous. Cette cigarette imite à la perfection les sensations du vapotage. La fumée, la forme tubulaire, et même le gout du parfum tabac des vapoteurs, sont très précisément reproduits. Après quelques jours de VAPO-STOP, vous pourrez balancer votre vieux vapoteur au recyclage : inutile, caduque, obsolète ! Avec VAPO-STOP vous n’avez plus aucune raison de vous adonner à cette terrible addiction qu’est le vapotage. Juste génial.


Quelle tristesse qu’avec tous ces progrès en matière de fumage je n’ai pas réussi à tenir plus de deux mois ! Mais vous le savez, je déteste rester sur un échec. Aujourd’hui j’envisage de faire appel aux services d’un refumologue professionnel.


(1) Francky, elle est pour toi celle-là ;)

La machine qui ne sert à rien



Les geeks connaissent bien cette machine. Sa seule fonction est de ne pas en avoir (de fonction). Certains disent que c'est Alan Turing qui l'a inventé, d'autres que c'est John Von Neumann, Wikipédia dit que c'est Marvin Minsky.

Perso, je suis convaincu que c'est un artefact laissé sur terre il y a des millions d'années par des extra-terrestres, un peu comme dans 2001 l'Odyssée l'espace (le film où on comprend pas la fin:). Les extra-terrestres ont laissé cette machine sur terre afin que des théoriciens de l'informateek la découvrent et se fassent exploser la tête à réfléchir dessus. Parce qu'en fait la machine sert quand même à quelque chose : à faire réfléchir justement.

Par exemple, l'opinion commune est que la machine est éteinte au départ. Et que, lorsqu'on l'allume avec l'interrupteur elle "décide de s'arrêter". Décider de s'arrêter, pour une machine c'est quand même un comble.

Ben en fait ce matin, en buvant mon café gonflé aux amphétamines avec mes tartines de cocaïne, je me suis dit que ça n'était pas si évident. Si ça se trouve, la machine est *toujours* allumée. Et, quand on manœuvre l'interrupteur ça l’éteint. Et là, trop fort, elle décide de se rallumer !

Normalement c'est pas possible. Parce que quelque chose d'éteint ne peut rien décider. Mais là on est quand même sur une technologie extraterrestre antérieure à l'humanité. Alors faut envisager toutes les hypothèses, on n'est jamais assez parano.

Allez, assez réfléchi pour ce matin. Un verre de vodka-redbull, deux ecstasies et je vais faire mon footing.



Ou pas.

Par contre, je crois que je vais arrêter la vitamine C le dimanche matin parce que ça me speed un peu trop. 

C'était trop bien le ciel bleu !

Nous sommes plusieurs à l’avoir constaté : depuis deux semaines le ciel est magnifeek ! Le jour, il est d’un bleu intense, vibrionnant, presque comestible. La nuit il est d’un noir infini, piqué d’étoiles plus lumineuses que jamais.

C’est tellement rare de voir des cieux aussi éblouissants, surtout pendant aussi longtemps. Quand observe-t-on ça en général ? Et bien après les puissants orages d’été, lorsque les gouttes d’eau ont bien plaqué au sol les particules de poussière en suspension dans l’air. Mais bon, ça dure quoi, 24 heures tout au plus ?

Là, le phénomène est plus constant : deux semaines ! Je sais de quoi je parle parce que je sors toutes les nuits regarder mes étoiles chéries. Tiens ben d’ailleurs c’est surement pour ça que je suis coincé du dos, à force de me tordre le coup en arrière pour regarder là-haut, tout là-haut.

Brusquement aujourd’hui tout s’est arrêté. Le ciel diurne est redevenu terne. Bleu oui, mais… un peu moins. Et cette nuit, au moment même où j'écris ces lignes, mes étoiles sont plus halées, moins nettes.

Franchement, je ne sais pas d’où ça vient. Du coup je vais changer de sujet parce que les phénomènes inexplicables ça m’agace.

Alors cherchons vite un sujet un peu positif dans l’actualité pour nous remonter le moral. Pas facile avec toutes ces sinistres informations... Ah mais si ! Voilà une super nouvelle : "La grève d’air France qui se prolongeait depuis deux semaines est maintenant terminée. Aujourd’hui, les avions coincés au sol ont enfin recommencé à voler".

Nous voilà soulagés !

Ou pas.

Photo : cc by-nc-nd www.Photo-Paysage.com

Explosion nucléaire en Bretagne !


Tiens, laissez-moi donc vous parler un peu de la maison Thiriet. Ils vendent des surgelés et je fais appel à eux de temps en temps. Pendant une longue période, on peut-même dire que j'étais un client très régulier.

Ce samedi matin, à 8h45, les voilà qui appellent. Pour faire simple, ça a réveillé tout le monde dans la maison : 5 personnes plus le chat et le lapin. Mon gamin de 11 ans et demi a été le plus rapide pour décrocher. Il a eu le bon réflexe : il a dit qu'on dormait.

Moi je suis arrivé 2 minutes après : tête dans le pâté, une seule chaussette, en cherchant du café à tâtons dans la maison. Quand j’ai compris ce qui arrivait, j’ai vite contacté le service consommateurs de Thiriet. Avec plus ou moins l’intention de les pourrir copieusement.

Ouaip. Sauf que là je suis tombé sur un répondeur : « Nos bureaux sont ouvert de 8h30 à 20h du lundi au vendredi, merci de bien vouloir renouveler votre appel ultérieurement. »


Ça m’a encore plus énervé. Et c’est là que j’ai peut-être manqué de discernement… Bêtement je suis allé prendre 20 litres d’essence au garage, j'ai tout versé sur mon congélateur et j’ai foutu le feu. On est parfois impulsif quand on n'a pas pris son café. Bien sûr le feu s’est propagé à la cuisine puis, transitivement à toute la maison. Et c’est précisément à ce moment qu’on regrette d’avoir des murs mitoyens... Parce que ça a mis le feu à mes deux voisins par ailleurs adorables, puis à tout le lotissement.

Coup de malchance, un énorme camion-citerne venait pile livrer du fuel dans le quartier. Je vous dis pas l’explosion ! Incroyable ! Tellement puissant que ça a même ébranlé les fondations du centre de retraitement de déchets nucléaires pourtant à un kilomètre de là. Fantasteek je vous dis. Du coup il y a des fuites de radioactivité partout, ils sont en train d’évacuer la zone parce que ça risque d'atteindre la masse criteek. Et avec la base militaire à coté ça pourrait faire un peu de dégât. En plus on est en zone sismeek, faudrait pas que ça se propage à la faille nord Atlanteek quand même.


Bref, un week-end qui commence plutôt rigolo. Merci Thiriet.

Et pendant ce temps, à 500 millions de kilomètres...

La sonde Rosetta s'est mise en orbite autour de la comète 67P. Et bientôt, vers le 11 novembre, elle devrait envoyer un petit module pour tenter l'atterrissage. Vous qui connaissez mon goût pour les expériences cosmiques et les étoiles, vous imaginez bien à quel point je suis fasciné par tout ça.

Deux choses m'interpellent toutefois: d'abord je ne sais pas si c'est très légal d’atterrir sur une comète un jour férié. Ensuite, il y a cette espèce d'inscription très légèrement visible grâce aux photos envoyées par la sonde. Visiblement, on n'est pas les premiers...



À moitié vide ou à moitié plein ?


« Certains voient le verre à moitié vide,
d'autres voient le verre à moitié plein…
En fait, le verre est deux fois trop grand. »

L'autre soir, je suis allé dans un bar sympatheek. Ça s'appelle « à vos mousses » et ils servent, devinez quoi… de la bière. À un moment précis de la soirée, alors qu'ils diffusaient du AC/DC en fond sonore(1), tout est devenu un peu flou. C'est le moment exact où mon verre était à moitié vide. Et moi j'étais à moitié plein. C'est aussi le moment où j'ai quitté le bar, oubliant le verre à moitié… rempli.

J'ai zoné un peu en buvant d'autres bières dans d'autres bars, le temps de dessaouler tranquillement, puis je suis rentré.

Je dormais d'un brave sommeil d'enclume quand, à 4 heures du matin, ça frappe à ma porte. C'était la serveuse de « à vos mousses ». Une sorte de bombe thermonucléaire blonde mais en plus jolie. J'en fais pas trop sur le sujet parce que son copain est aussi une sorte de bombe thermonucléaire mais en plus balèze. Toujours est-il que la serveuse se tenait là devant ma porte, avec dans les mains : mon verre à moitié plein. Elle était venue exprès pour me le rapporter. Quel professionnalisme ! Et en plus elle était en train de s'excuser parce que la bière avait eu le temps de tiédir. 

Et là, sous mes yeux, paf ! Elle se transforme en Zombie(2) et me dévore l'épaule droite.

C'est essentiellement le coup du Zombie qui m'a fait comprendre que j'étais dans un rêve. Mais quand même, me ramener ma demi-bière, même tiède, c'est super pro ! Bon alors je fais pas spécialement de la pub à ce bar en particulier (ma base de départ reste toujours le Ty Anna Tavarn) mais l'ambiance y est sympa et ça valait le coup d'essayer.

Même si je ne peux m’empêcher de m'interroger sur ce qu'ils mettent dans leur bière...


(1) AC/DC en fond sonore j'avais jamais essayé. D'habitude c'est toujours à fond.
(2) Vu le contexte de devrais dire « se transforme en Zombière ».

Le dicton du jour

"Coincé du dos, privé de judo !"

Bon, je ne me plains pas non plus. Il y en a des coincés d'ailleurs qui sont privés de jujitsu...

Pas de son pas d’image ?

Metallurgeek quand il était jeune.
Vous êtes incroyablement nombreux (quatre !) à vous inquiéter du relatif silence de Metallurgeek. Ça le touche beaucoup. Il y a une explication à ça : Metallurgeek est en train de réfléchir très très fort dans sa tête. Ceux qui le connaissent savent que ça lui prend une énergie considérable, ainsi que du temps. Et parfois pour un résultat, disons… mitigé...

En outre, Metallurgeek parle de lui à la troisième personne. C'est jamais bon signe ça. Bientôt ça sera carrément le nous de majesté, genre : « nous, Metallurgeek, concoctons deux trois billets from hell(*) qui – nous l’escomptons – auront l’heur de vous agréer, Ô fidèles lecteurs. »

En attendant qu’on m’édite, je médite. Ou pas.



(*) d’enfer.

Metallurgeek est un inconscient !

Ce matin en me connectant à mon ordi, j'ai tapé « Pourquoi » à la place de mon mot de passe habituel. Mon inconscient serait-il en train de m'envoyer un message ?

Je ne vous ai jamais parlé de mon inconscient ? Non ? Sans déc... Bon OK, je vous en parle, mais alors rapide, hein (parce qu'on s'en fout en fait :). Alors mon inconscient est né en même temps que moi. Une sorte de jumeau interne. Pas comme le jumeau interne du mollet, le muscle qu'on se claque à l'échauffement. Non non, un jumeau intérieur en fait. Un double.

Sans vouloir me défausser, mon inconscient est responsable d'environ la moitié des conneries que je fais. Et pour être honnête il est aussi responsable d'environ 50% des conneries que j'évite. Globalement je l'aime bien mon inconscient. Il est intelligent mais d'une manière différente de moi. Lui il est plus branché intelligence émotionnelle papillons, couchés de soleils, ce genre de conneries, tout ça tout ça.

Mon inconscient je l'aime bien, mais...

Mais il se fout de ma gueule : souvent il comprend des trucs avant moi mais il ne me le dit pas ! Alors vous pourriez m'objecter que c'est peut-être moi qui n'écoute pas assez. OK. Mais lui non plus il ne m'écoute pas tellement. L'idée, ce serait pas qu'il y en ai un qui commande à l'autre, ça serait vite stérile. Non, l'idée ce serait que lui et moi on s'écoute juste un petit peu mieux... Jusqu'à maintenant notre système de communication était assez rudimentaire. Exemples choisis :
  • Supposons que j'aille mal (simple supposition hein) et que je ne veuille surtout pas me l'avouer. Et bien aussitôt mon inconscient m'aide gentiment à me blesser physiquement : entorse, main cassée, côte fêlée, bosse, etc. Comme ça je dis « Aïe », « Ouille », « Sa race la poutre », etc. Je verbalise ma douleur et du coup je comprends que j'ai mal. Merci l'inconscient, quelle subtilité !
  • Supposons que j'aie vraiment besoin de réfléchir à quelque chose. Et bien il n'hésite pas à me réveiller à 5 heures du matin pour que j'y réfléchisse. Il s'en fout si je me suis couché à 3 heures du mat. Lui il veut que je réfléchisse, point barre. Thanks a lot !
  • Mon inconscient me souffle aussi pas mal de gros mots que j'insère dans ma conversation. Au début ça peut donner un style, mais il y a un vague risque de tourner vulgaire. Le truc c'est de « fleurir » un peu tout ça en y ajoutant une note d'humour, un côté décalé, « grapheek » pour que ça ne reste pas que des simples gros mots ou expressions argoteeks. Par exemple si un gars m'agresse, je ne lui dis pas « Va te faire foutre ! » trop vulgaire. Par contre je peux lui dire, grâce à mon inconscient , « Va lécher le cul des chiens jusqu'à ce que ça saigne ! ». Quoi ? C'est encore plus vulgaire ? Ah ben d'accord, désolé, au temps pour moi. Merci encore cher inconscient, maintenant je passe pour un grossier.
D'accord mais comment on s'en sort alors ?


Depuis quelques temps, mon inconscient et moi, nous mettons en place une nouvelle sorte de messagerie. Des nouvelles sortes de messageries, devrais-je dire. À terme elles devraient s'avérer plus efficaces et moins destructrices. J'espère. Exemples choisi :
  • Comme j'indiquais en début d'article, ce matin en me logeant sur mon PC je n'ai pas tapé mon mot de passe habituel. Non. À la place j'ai tapé « pourquoi ». P.O.U.R.Q.U.O.I, lettre pour lettre. Ça a eu deux effets, l'un négatif, l'autre positif. L'effet négatif c'est que j'ai raté mon login. La vérité j'ai failli en pleurer. Il a même fallu, humiliation suprême, que je retape mon mot de passe. Super traumatique, mais je devrais m'en remettre. Effet positif : mon inconscient me fourni un joli sujet de réflexion pour les prochaines heures. Bien sûr, je pourrais très bien lui envoyer un message du genre « pourquoi QUOI, gros malin ? ». Mais j'hésite parce que je n'ai pas trop envie qu'il me re-blesse, et aussi parce qu'en fait je sais grosso merdo à QUOI il aimerait bien que je réfléchisse. C'est qu'il me connait bien l'animal.
  • Autre outil de messagerie douce avec mon inconscient : un banc dans un parc. Le mieux c'est de s’asseoir dessus, ou même de s'y allonger. Mais on peut aussi s'en servir pour faire des pompes inclinées :) Alors quand on est couché, les yeux vers le ciel, en respirant doucement, la plupart des gens appellent ça de la méditation. Il vous diront que c'est super connu depuis des millénaires chez les bouddhistes. D'autres vous diront que c'est de l'auto-hypnose Ericksonienne connue depuis un siècle. Pourquoi pas, on met les mots qu'on veut. Moi j'appelle ça « rêvasser sur un banc comme une grosse feignasse » et je fais ça depuis trois mois seulement. Avant aussi je rêvassais comme une grosse feignasse. Mais pas sur un banc.
  • Autre outil encore : conduire pendant des heures et des heures, tout seul dans la voiture. Pour moi ça connecte bien le conscient et l'inconscient. J'ai essayé avec du sans-plomb 95 et du sans-plomb 98 ; et il semblerait que l'indice d'octane n'ait aucune d'influence sur la qualité de la relation conscient-inconscient pendant la conduite du véhicule. Bien sûr c'est une observation isolée, pour savoir vraiment il faudrait faire un étude à grande échelle avec des centaines de conducteurs. Avec aussi des routiers pour évaluer l'effet du diesel.Autre outil toujours : écouter du métal \m/. Mais ça mérite un billet à part, j'y reviendrai (ou pas).
  • Autre outil très puissant : aller au-devant de quelqu'un. Alors ça c'est le mieux ! En quelques secondes ça met en présence deux conscients et deux inconscients. Et parfois même toute ce petit monde communique. Vous pouvez choisir qui vous voulez : quelqu'un que vous connaissez bien (que vous croyez bien connaitre en fait), quelqu'un que vous ne connaissez pas (que vous croyez ne pas connaitre en fait), quelqu'un qui vous connais bien (fait chier les remarques entre parenthèses), quelqu'un de distant ou de proche, au propre comme au figuré. Le truc éventuellement c'est d'éviter les personnes toxeeks. Je veux dire ceux qui sont manifestement en guerre ouverte avec leur propre inconscient. Par exemple, si un type se pointe vers vous la nuit avec les yeux brillants, de grandes dents, en murmurant « du sang, du sang, du sang », évitez d'entrer trop en relation. Restez poli mais ferme. Préparez une réponse simple mais intraitable du style : « non, je ne suis pas intéressé par votre proposition de dialogue ». « Et arrêtez de mordre ma jugulaire s'il vous plait, je ne changerais pas d'avis. »
  • Dernier truc : partager des pensées sur un blog, d'où le titre de cet article « Metallurgeek est un inconscient » (qui à dit un « nain conscient » ?). Ça c'est une belle expérience : au début je l'ai fait surtout pour moi, mais très vite j'ai fais ça pour vous aussi. Oui vous, vous deux là, qui êtes les seuls au monde à avoir lu cet article jusqu'ici. Si vous êtes encore là c'est qu'il y a surement quelque chose d'intéressant voire d'utile pour vous dans ce texte. Pour vous... ou pour votre inconscient.

Bref, le dialogue avec l'inconscient ça s'outille. Là je vais bientôt essayer deux nouveaux outils : 1) le lever de soleil tout nu sur la plage, 2) la bouteille de « Clos de Vougeot grand cru » bue tranquillement dans un petit coin de nature éventuellement en mangeant du camembert. Perso je déconseille les herbes qui rendent nigaud, ça brouille l'écoute.

Allez bisous à tous bandes d'inconscients.

Pffff.... Encore une blague de geek...

Quel est le mois préféré des geeks ?

Réponse : a.out


Ouaip, ça fait rire que les gros geek... Et encore.

Ciel, mon étoile !

Cette nuit j’ai contemplé les étoiles. Très longtemps. C’est dangereux de faire ça : on risque de se mettre à penser… Et puis, « à regarder le ciel trop longtemps, on risque de ne plus pouvoir poser les yeux sur terre ». Cette phrase là n’est pas de moi. Elle est de François Truffaut quand il avait 16 ans. Ça m’agace les mecs comme ça, tellement doués qu’ils écrivent MES phrases avant même que je sois né !

En cherchant bien, j’ai cru apercevoir une étoile que je ne connaissais pas : toute petite, un peu cachée dans le fond. Pas la plus brillante, pas la plus belle, pas la plus moche non plus…

À force de l'observer, j’ai compris qu’elle ne brillait QUE pour moi. À bien l’admirer, finalement je me suis dit qu’en fait si : elle était la plus belle, la plus brillante, la plus chaleureuse. Et elle n’était pas du tout dans le fond mais bien devant toutes les autres. Comment avais-je fait pour ne pas la voir plus tôt !

Alors cette étoile là je ne sais pas encore la nommer, mais maintenant je sais qu’elle existe. Rien que pour moi.

Trop d’la chance j'avoue, la vie d’ma reum ! J'te parle cash là, sérieux tavu ?

Le plus génial, c’est que des étoiles il y en a des zillions. Alors vite vite va dehors au lieu de lire Metallurgeek. Regarde le ciel bien droit dans les yeux. Et trouve là TON étoile : la plus belle, la plus brillante de l’univers celle qui brille rien que pour toi ! (1)

Allez promis, mon prochain billet parlera soit de geek soit de métal, genre le dernier album d’Eluveitie. Parce que « la poésie c’est comme la bière : au début ça pétille mais au bout d’un moment ça saoule » (ou pas ;)

Tiens Truffaut dans ta face, moi aussi j’en fais des phrases !



(1) Ceux que le tutoiement gêne un peu peuvent bien entendu aller sur une page qui vouvoie.

Metallurgeek a trois ans \m/

Image n'ayant rien à voir avec
le texte mais qui symbolise le plaisir
que je ressens à vous remercier.
Ayé, Metallurgeek a trois ans ! Et tenez-vous bien, il y a un an Metallurgeek avait très exactement deux ans. C’est pas pour me vanter mais moi j’appelle ça tenir un planning ! Je reviendrais d’ailleurs dans un prochain billet sur la question de la tenue de planning parce que je suis pas toujours aussi bon ;)

Alors qu’est-ce que je vais bien pouvoir vous offrir pour mes trois ans ? Je pourrais tout à fait vous proposer une rétrospective et des statisteeks délirantes (ou pas) comme à mon habitude.

Mais en fait, non. À la place, je voudrais tout simplement VOUS remercier et remercier toutes les personnes ADORABLES qui m’ont aidé lors de mon récent passage à vide. Et qui m’aident encore avec leur camaraderie, leur bienveillance, leurs commentaires sur ce blog, leur amitié. Sérieux j’en reviens pas qu’autant de personnes me témoignent de l’attention(1)

Ceci dit, remercier c’est généralement trèèèèèès difficile. Parce qu’on oublie toujours quelqu’un, parce qu’on remercie trop l’un et pas assez l’autre, parce que ceci, parce que cela… Mais là pour une fois ça va être simple. Parce que déjà je vais remercier des gens qui ne se connaissent pas entre eux, et parce que je vais utiliser des surnoms mageek. Et aussi parce que je vais remercier DU FOND DU CŒUR. Comme ça je ne peux pas me tromper !

Alors sans plus attendre, et par ordre chronologeek, un IMMENSE MERCI À :

* Deux amazones – bon en fait c’est mes petites sœurs – ainsi que leurs moitiés respectives, des vrais warriors, pour leur soutiens indéfectible. Mes soeurettes c’est comme un fan club, mais en mieux. Comme des supporters, mais en mieux. C’est mes hooligans à moi, mes groupies, mes idolâtres. Moitiés débiles, moitiés tarées, 100% folles de moi. Sérieux, je pourrais jamais leur rendre le dixième de ce qu’elles m’offrent. En plus moi je peux pas les saquer… Normal c’est mes soeurs ;)

* Un ours métalleux surnommé Mel : tout griffe dehors, tout miel dedans.

* Un anesthésiste éveillé et lucide, aux commentaires délirants, bien connu sur ce blog.

* Un sage épicurien qui sait à la seconde près quand il faut débarquer avec un bon camembert et des bières.

* Deux vieux sages qui aiment bien la vie et a qui la vie le rend bien ! Il est possible que ces deux là m’aient engendrés un jour, dans un moment un peu moins sage.

* Un compagnon de HellFest, qui a le cœur sur la main et dont le seul défaut est de balancer régulièrement des téléphones portables dans les toilettes (il est l’inventeur du « téléphone chiottable »)

* Une certaine guerrière, rare et précieuse, qui m’a tant donné. Elle m’a ré-appris à rire et m’a aidé à m’envoler par-dessus mon vélo

* Une authenteek magicienne qui m’a appris à écouter, à ne pas avoir peur dans le noir, à manger créole (ça arrache bien quand même), et tant de choses encore.

* Une certaine chercheuse de perle rare, un peu poétesse aussi, qui m’a réappris tellement que je ne peux pas tout noter ici, citons au moins la confiance en moi, et aussi ça, et ça, et aussi tout ça, sans oublier ça. Et peut-être même ça.

* Une sorcière tourbillonnante bien connue de tous les métalleux et qui s’inquiétait pour moi ici même sur ce blog. Elle n’est pas près de s’arrêter de tourbillonner !

* Un "vieux machin" (genre exactement de mon âge :) qui est réapparu pile au bon moment pour me rappeler que les vrais potes c’est là pour la vie entière et pas juste les 30 premières années.

* Une grande érudite, un peu guerrière aussi (et athlète !) qui m’a appris à penser positivement, à m’assumer, et qui me donne tant et tant d’amitié.

* Une mystérieuse elfe des bois qui m’offre du respect, du respect, du respect.

* Une certaine poétesse métalleuse qu’on appelle Nanie et qu’on peu lire ici (3). Elle doit être un peu magicienne aussi parce qu’elle arrive à regarder au fond de l’âme. Ou alors c’est son appareil photo qui est d’un modèle spécial, uneek en son genre...

* Je voudrais offrir un merci tout spécial à une samaritaine et à ceux qui me l’ont fait connaitre. Cette samaritaine là donne de l’eau à ceux qui ont soif, pour qu’ils n’aient plus jamais soif, et puissent donner de l’eau à leur tour à ceux et celles qui ont soif (si j’ai bien tout compris, il est possible que jke fasse des contresens :). De l’eau j’en donne des litres à quelqu’un qui se bat en ce moment contre la maladie. Perso, il m’arrive aussi de carburer à la Bière Lancelot, mais en gros le principe reste le même.

* Et bien sûr j’oublie trop plein de monde : ma filleule préférée qu’il ne faut pas faire chier sinon elle mord direct à la jugulaire (Kev, fais bien gaffe :), un certain G. déjà fort sage pour son âge et connu sur ce blog, Rem, Anto, François, Bibi, Flo, Armel, Nath, Michelle, Jas, Inès, Yves, Erwan…

* Bon j’oublie qui encore là ? Ah oui, le plus important, juste le plus important ! MES TROIS LUTINS. Trois petits lutins de rien du tout sans lesquels ma vie serait… ben rien du tout, justement. Trois minus tout malicieux, moitié fripons moitié filous, et qui grandissent vite. Tellement vite…

Alors à toutes et tous, à tous ceux qui me lisent et me commentent avec tant d’inspiration(2), par trois fois je vous le dis :  merci merci merci.


Allez, j’arrête ici parce qu’après on va tous se pleurer dans les bras les uns des autres, ça va devenir chiant.



(1) D’ailleurs je vais ajouter un lien pour que vous puissiez m’envoyer du pognon, de la grosse caillasse direct !
(2) Pas toujours, il y a aussi des commentaires nuls à chier ;)
(3) Si en lisant ses textes vous trouvez deux trois fôtes, ne ricannez pas. Nanie elle écrit ainsi : d’un seul trait, comme ça lui vient, comme elle ressent. Alors lisez avec les yeux du coeur, pas avec les yeux de la maitresse d’école.

Conversation musicale avec ma fille

Le contexte : nous sommes au petit déjeuner les enfants et moi, tranquilles. En fond sonore France Inter diffuse le Boléro de Ravel. Nous voilà partis à discuter là-dessus : est-ce qu’on aime, est-ce qu’on n’aime pas, le côté lancinant, répétitif, tout ça tout ça. Et je vous retranscris une portion du dialogue qui s’en suit.

Moi : « Vous trouvez pas qu’il y a quelque chose de commun entre le Boléro de Ravel et le morceau Kashmir de LedZeppelin ? »
Ma fille : « Ben forcément c’est tous les deux des ostinatos. »
Moi : « des quoi ?!? »

Sérieux, ça m’apprendra a prendre les enfants de haut avec ma culture musicale. Maintenant je suis en train de lire la page wikipedia ostinato.


Note : mes loupiots ont lu le texte et ils sont d'accord pour que je le poste, même ils sont morts de rire :)

J'ai été mordu par un druide !

Une question me trotte dans la tête… ça fait quoi quand on se fait mordre par un druide ?

Parce quand on se fait mordre par un vampire je sais à peu près ce que ça fait : sueurs froides, tremblements, légère intolérance à la lumière de l’aube, tomber amoureux de Kristen Stewart, etc. Des symptômes bien connus donc. Et plutôt bénins.


Mais moi c’est pas du tout ce que j’ai.

Ce sont d’autres symptômes très bizarres : envie de me balader en forêt, envie de me coucher dans l’herbe et de sentir la terre tout entière en dessous de moi, envie d’écouter le petit merle qui chante sur la branche, oui le petit merle le « Merlin » si vous préférez...

Et aussi envie d’entourer délicatement les poignets d’une jolie fée des bois avec une couronne de lierre tressé, mes yeux de druide dans ses yeux de fée, en lui murmurant des conneries druideeks du genre "c'est pour la vie entière".

Et puis quand je ferme les yeux, j’entends des drôles de museeks dans ma tête, écoutez donc, j'en copie-colle par-ci par-là dans le billet… C'est chelou quand même : pas un riff de guitare, pas même un solo de basse.



Clairement c’est pas des symptômes de vampire ça. D’où ma question : ça fait quoi quand on se fait mordre par un druide ?

Alors les plus rationnels d’entre vous objecteront à juste titre qu’un druide ça ne mort pas. Ouaip. Ben en fait ça se discute. Parce qu’il y a quand même plein de créatures de la vie réelle qui mordent : les vampires, les zombies, les loups garous. Même le chien qui m’a poursuivi l’autre jour en vélo, j’ai bien l’impression qu’il voulait mordre(*). Alors pourquoi pas un druide…

Un druide-garou ça existe ?

Merci à Clem pour la photo
Voilà c’est ça ! Je tiens l’explication : je me suis fait mordre par un druide-garou pendant le HellFest(**). C’est super connu ça ! Les druides-garous se déguisent en gros métalleux tout velus pour pas qu’on les reconnaisse. Et pendant les festivals, aux premiers rayon de l’aube vers 15h30 du matin, ils choisissent soigneusement leur victime innocente et naïve… Ils la laissent s’anesthésier avec un breuvage druideek qui pétille et qui fait faire pipi souvent… Ils attendent que la victime fasse des sms pendant la sieste. Et là PAF ! Ils mordent.

Ah, c’est teigneux un druide !

Bon faut pas dramatiser non plus. Une morsure de druide ça doit pas être mortel, du moins j’espère. Alors je vais essayer de vous tenir informé(***) des symptômes au fur et à mesure. Je dis bien essayer parce qu’il est possible que je passe une grande partie de mes nuits à danser dans la forêt ou à regarder les étoiles, comme font les druides standards. Et donc ça laisse moins de temps pour blogguer.

Une prochaine fois je me ferais mordre par un George Clooney ou par un Brad Pitt-Bull, ce sera quand même plus simple.

Ou pas.





(*) Sérieux c’est endurant ces bêtes-là, je pédalais comme un malade il voulait pas lâcher l’affaire !

(**) Ah zut, j’avais réussi à na pas parler du HellFest jusqu’à maintenant… Très estimé G. tu avais raison dans ton commentaire, j’en parle quand même beaucoup du HellFest :)

(***) Au début j'avais écrit "vous tenir informer" avec "er". C'est une faute. Pour savoir si c'est "é" ou "er" il faut remplacer par le verber mordre. Si on dit "mordu" il faut écrire "é" si on dit "mordre" il faut écrire "er". Par quel verbe il faut remplacer déjà ? Mordre ? Hummhumm...

Le concert d'équilibrium au HellFest !



Retransmis sur Arte live.


Et vous savez quoi, on me voit !
Je suis facile à reconnaître : le mec en noir qui headbang et qui lève le poing en gueulant :)

Ciel mon HellFest !

Merci Clem pour les photos ;)
Eh ben voilà, je m'en reviens du HellFest 2014. Vous imaginez bien l'envie que j'ai de vous narrer tout ça. Pour plusieurs raisons en fait. D'abord pour vous, innombrables lecteurs, et pour ceux qui auraient aimé venir avec moi et qui n'ont pas pu cette année : ma furax de filleule, Rem, François, Isa, Nico…

Mais cette année j'ai envie de raconter aussi parce que j'ai promis à une amie précieuse d'essayer de lui faire partager ça, alors qu'elle n'est pas métalleuse du tout du tout. Juste elle s'intéresse.

Et c'est l'angle que je vais adopter dans ce billet. Comment expliquer aux non métalleux pourquoi  c'est siiii boooonnnnn ? Comment expliquer ce qu'on vit ce qu'on partage ce qu'on ressent dans un concert métal, dans un festoche métal, le Hell ou un autre.

Alors bien sûr je pourrais commencer par des choses basiques, simples, bien connues : la chaleur du public métal, sa véritable fraternité(*), les mains secourables dès qu'on trébuche, le goût commun d'une museek considérée comme « difficile ». Certains disent même « de barbare » ou « de sauvage ». Ahhh, s'ils savaient à quel point ils ont raison, c'est exactement ça ;) Je pourrais évoquer aussi l'évidente communion, le début de l'été, le lien ancien avec d'importants rituels, la Saint-Jean, la moisson, la renaissance, etc. Tout ça me semble juste, ça sonne vrai, c'est frappé au coin du bon sens.

Ouaip.

Mais ça ne dit pas à mon amie ce qu'on peut ressentir dans son ventre, dans ses tripes, dans sa chair ! Ça ne révèle rien d'intime. Alors, je vais essayer de raconter ça, là maintenant tout de suite, au présent de narration pour faire comme si on y était.

Nous sommes le dimanche matin et ça commence plutôt gentiment. Arrivés tôt avec Clem, garé n'importe comment sur le pont autoroutier tellement il y a de voitures, puis direct dans la warzone pour Cobra. Ils ont bien poutré. J'aime pas trop leurs textes mais ça empêche pas de s'éclater quand même, hein ? Là-dessus petit café tranquille, Clem s'en renverse plein (tel père tel fils, le pauvre), discussion avec des métalleux sympas et tout plein de poils, j'en profite pour me remettre à fumer comme un pompier après dix ans d'abstinence.

Un début plutôt sage et tranquille donc.

Petite monté en puissance sur le main stage avec un Lofofora très en forme. Bien au-dessus à mon avis de groupes plus internationaux. Beaucoup de fans étaient venu les voir alors que c'était tout juste l'aurore (midi-trente :). Toujours dans un esprit calme et détendu on fait la jonction avec Gomor et Laurence qui viennent d'arriver, petites bières, et puis un peu de Horror Métal avec Ruins of Beverast. Tout ça plutôt gentillet et bien poli.

Un genre d'échauffement quoi.

Pour moi les choses commencent à monter vraiment avec Seether. Pas le groupe le plus extrême, loin de là, mais je les adore et je les suis depuis longtemps. Ils me parlent droit au cœur (regardez donc ce clip : fine again). Franchement sur scène ils ont la ouache. Egalement je comprends pourquoi Amy Lee d'Evanescence est sortie avec le chanteur ; même moi j'avais envie d'aller lui faire un bisou c'est pour dire. Puis ça continue tranquille, jonction avec Moutane. Je commence à me sentir bien dans le HellFest, concerné, touché, ému.

Heureux quoi.

Je ne le sais pas encore mais tout ça n'est rien, mais alors rien de rien, à côté de ce que je vais vivre dans quelques minutes… Nous arrivons sous la tente pour le set d'Equilibrium. Et là c'est vrai que ça part franchement fort. Ils commencent à nous mettre la guerre comme jamais j'ai entendu. Magnifeek ! Surpuissant, mélodieux, propre et pourtant tellement authenteek. Je laisse mon sac à Gomor et je m'avance, je me faufile et j'arrive à mettons 4 ou 5 mètres de la scène.

C'est à ce moment précis qu'ils entonnent Turis Fratyr suivi de Wingthors Hammer. Enfin je crois, j'en suis pas sûr : PARCE QU'A CE MOMENT PRÉCIS JE ME SUIS ENVOLE !

Voilà, c'est ça qui s'est passé : j'ai volé au-dessus du hellfest pendant une fraction d'éternité ! Juste le temps de remercier le monde d'être aussi beau vu d'en haut. C'est exactement ça qu'il faut comprendre. A un moment c'est plus de la museek, c'est plus un concert, c'est plus un groupe qui poutre et toi qui écoute. Non. C'est tellement physeek, sensuel, irréfutable que c'est juste VOLER DANS LE CIEL(**). Ni plus ni moins.

Juré, je ne sais même plus ce qui s'est passé après. Je me suis retrouvé par terre à la fin du set, vautré, t-shirt archi-trempé et crado, le cou défoncé à cause du headbang, ma côte félée qui grinçait méchamment, de la poussière plein la gorge et les yeux, les mains qui tremblaient, ma lèvre du bas qui saignait, mal partout, des larmes sur les joues...

Je ne me suis jamais senti aussi bien !

Et puisque je suis dans l'intime, laissez-moi vous livrer ce minuscule détail très légèrement impudeek : mes deux petits tétons tendus à m'en faire mal sous mon t-shirt « fuck reality »! Du coup je me suis mis torse nu. Quand on part dans le sensuel faut pas faire les choses à moitié !(***)

Bon, vous vous doutez bien que la suite c'était que du bon : passer du temps avec Clem, Gomor, Laurence, Jean-Greg, partager, se renverser du poulet frite mayo sur la jambe droite, goûter au red-bull cranberry (dégueu !), taxer des clopes faire voler la poussière avec nos jolies godasses et écouter écouter écouter. Le tout en sachant que dorénavant je sais voler !

Le but n'est pas de faire aimer à ceux qui ne sont pas dedans, j'espère juste avoir réussi à partager un peu : c'est trop bon, le garder pour moi tout seul c'est vraiment pas cool !

Allez bisous à tous, je vous love.
\m/



(*) Clem s'est fait rouler une pelle juste comme ça par une jolie métalleuse qui passait :) Il n'en revenait pas ! Dans un sens il a eu de la chance, parce que ça aurait pu être un gros métalleux à la place.

(**) En effet, "voler dans le ciel" c'est un pléonasme, et alors ? Allez, retourne vite lire l'article au lieu de te taper les notes de bas de page.

(***) Si le coup des tétons vous semble gênant, je m'en excuse platement. Et surtout n'hésitez pas à changer, on est entre nous. Par exemple à la place vous pouvez imaginer que ... ou que ... voire même que ... (beurk !)